Sculpteurs et céramistes

Jean Fontaine - Céramiste, sculpteur

Jean Fontaine, céramiste-sculpteur

Depuis la fin mai 2015, 3 sculptures de Jean Fontaine (« Corpsnus ») sont installées dans l’allée Florentine, menant au labyrinthe.

Humanofolie - Jean Fontaine

Humanofolie – Jean Fontaine

Les sculptures

Après « Zoofolie », un bestiaire bizarre autour de l’animal et suite à « Mécanofolie », une machinerie critique de la technique, le sculpteur Jean Fontaine s’attaque et s’attache à l’humain. Grâce à sa connaissance intime des moyens de la céramique et à sa maîtrise du modelage, Jean Fontaine s’est construit un monde singulier et cocasse peuplé de créatures venues d’ailleurs.
Son imaginaire se nourrit des chimères des hommes et des caprices des femmes.

Michel Froideveaux

 Humanofolie – Elle est caméléon :
sculptures intégralement réalisées en argile  

Quelques mots sur l’artiste :

Jean Fontaine est né à Mâcon en 1952 et a passé son enfance à Solutré.
Études conjointes à l’Ecole des Beaux Arts de Mâcon et à La Sorbonne (licence en arts plastiques).

Comment c’est fait ! … par Jean Fontaine

Tout est de la terre !
Extraite à Saint-Amand en Puisaye (centre de la France), l’argile est lavée, tamisée, malaxée, désaérée, chamottée…
Sa mise en forme requiert différentes techniques :

  • L’estampage dans des moules en plâtre pour les parties humaines, animales, mécaniques (engrenages, carters….)
  • Le tournage sur un tour de potier pour les parties cylindriques : poulies, axes…
  • L’extrusion (compression de la terre dans un piston) pour les profilés, tubes, tuyaux…
  • Le modelage

Humanofolie -Rhinocéros - Jean Fontaine Humanofolie - Femme-caméléon - Jean FontaineLes formes obtenues par ces différents procédés sont greffées les unes aux autres par collage à la barbotine (comme un potier soude une anse à un pichet).
Le séchage dure quelques semaines, il doit être lent et progressif pour éviter les fentes de retrait.
Une première cuisson (dans un four à gaz) est réalisée à basse température (980°).
L’aspect métallique est obtenu par fonte d’oxydes métalliques (cuivre, fer, manganèse) lors d’une deuxième cuisson à haute température (1280°), ces oxydes en poudre délayés dans de l’eau, sont appliqués au pinceau ou au pistolet.
Pour les plus grosses sculptures certaines parties sont réalisées séparément et collées après cuisson.
La rétraction de la terre (10 à 12%) au séchage et durant les cuissons explique la petitesse des corps.
La terre à grès est vitrifiée durant la cuisson et sonne comme la fonte, renforçant ainsi le trompe l’œil…

 

Pour en savoir plus sur le travail et l’oeuvre de Jean Fontaine

  Michel   Wohlfahrt