D’un parc abandonné à un jardin paysager

Au cœur du village de Saint-Victor des Oules, plongeant à flanc de coteau sur le Duché d’Uzès, le parc du bas du château entièrement clos de murs de pierres paraissait endormi.

Créé à la fin du XIX° siècle et abandonné pendant une cinquantaine d’années, il semblait attendre sagement un avenir meilleur.

C’est alors qu’une famille de parisiens saint-victoriens, amoureuse de la région, décida il y a 2 ans d’en faire l’acquisition, de le restaurer et de lui rendre vie, avec le secret espoir d’en faire ’’un jardin remarquable’’ ouvert au public.

Un jardin du XIXème s.

Un important travail de recherche fut mené, sans réel succès, près des propriétaires successifs et des archives de la région pour tenter de comprendre les origines du parc et d’en retrouver l’inspiration qui guida le premier occupant.

L’aventure débuta donc par un gros travail de débroussaillage de l’ensemble du parc dont certaines zones étaient devenues quasi impénétrables. Il fallut dégager les arbres, les élaguer, supprimer ceux qui étaient en mauvais état, organiser la collecte des eaux du village qui se déversaient de façon anarchique dans une grande partie du parc.

Une campagne de rénovation du système hydraulique composé d’une rivière serpentine, de bassins et de 2 grottes caractéristique des jardins français de la deuxième partie du XIX° siècle sera entamée en 2015-16.

Un jardin paysagé

Histoire de la botanique

Histoire de la botanique et restauration des jardins – Co-auteur : François Michaud

Une équipe de spécialistes enthousiastes se constitua autour du projet.

François Michaud, ingénieur horticole au Jardin des Plantes de Montpellier se chargea des recherches sur le passé du parc pour y être le plus fidèle possible. Emmanuel de Sauveboeuf, paysagiste, conçut l’architecture végétale du parc, en dessina le plan et créa un labyrinthe planté d’oliviers pyramidaux. Frédéric Sichet, architecte-paysagiste, créa le théâtre de verdure, dont Fabrice Blanc en réalisa l’éclairage.

Enfin, désireux de mettre en valeur la relation intime et spécifique de Saint-Victor des Oules avec l’argile, le jardin sera orné de sculptures monumentales contemporaines en grès. A ce jour, 5 œuvres ont été commandées, toutes entre 3,50 m et 4,50 m.

A l’issue de 2 années de travaux intensifs les manifestations sont ouvertes au public à partir de mai 2014.

Ainsi, ce parc participe à l’offre touristique de l’Uzège en promouvant des artistes contemporains sculptant l’argile et en attirant des visiteurs dans l’un des plus beaux villages de la région.